Ma propre expérience

Au travers ce texte qui est un extrait de mon propre journal, vous retrouverez le processus que vie tout être humain durant cette période « tampon » qu’est l’adolescence.  C’est la première étape où l’on s’affirme et où l’on développe sa confiance en soi.

Et oui, j’ai encore ce beau bijou qu’est mon journal et je m’en inspire! Il a été mon compagnon et mon confident.  Il m’a aidé à épanché mes peines et à vivre intensément mes joies.  Il a été mes premières expériences d’écriture.  Il a servi de moyen de communication entre ma meilleure amie et moi, puisque nous nous échangions nos journaux.  Nous n’avions pas la technologie et Facebook à l’époque!  D’ailleurs, il est écrit à la main!

Je vous partage ici un petit bout de ma première journée d’écriture!  Un vrai roman!   J’avais 14 ans!

Remarquez que je vous le rapporte tel que je l’ai écrit, ce qui veut aussi dire la transmission de mes émotions telles que je les vivais à l’époque et…l’évidence d’un manque de connaissance en grammaire et en syntaxe française !

Je ne mets que la première lettre du nom des autres « personnages » afin de garder l’anonymat de ceux-ci!

Lundi, 22 octobre 1973

On recommence une nouvelle semaine, une nouvelle journée.  La température est très belle et ça m’encourage.  J’ai de drôles de goûts le matin car, pour déjeuner, j’ai mangé de la soupe.  Depuis un bout de temps, je n’aime pas manger des « toasts » le matin.

Je pense à D (professeur de français) qui va me remettre mon premier chapitre que j’ai fait à la dactylo dans mon livre.  J’aime bien la journée du lundi, parce que, premièrement, j’ai deux périodes de libre et aussi c’est que je vois D.  Comme il ne s’est pas passé rien de grave les 2 premières périodes et que tu as vu ce qui s’est passé à la récréation, je vais te parler du dîner, car il s’est passé pas mal de chose.

Premièrement, j’ai mangé avec C (une amie) à la 4e, et jusqu’à environ cinq minutes avant que la cloche sonne, nous sommes restées ensemble, puis je suis partie rejoindre R (un ami d’école).  J’ai pénétré dans la cafétéria et me suis installée à une table tout en guettant une place.  J’étais en train de lire quand j’ai senti ma chaise qui se relevai.  Ce n’était que R.  Il est parti à rire.

  • Je n’ai pas pu te lever, tu es trop pesante!
  • Hein, Hein.
  • Guette ces places-là, a-t-il dit en apportant une autre chaise. Il est tout de suite parti travailler.  Mais il ne savait pas que, à cette place, il y avait déjà quelqu’un.  La fille est venue s’assoir et quelques minutes plus tard, j’entendais quelqu’un qui m’appelait.
  • Lise

Je me suis retournée vers R.

  • Tu n’as pas guetté une autre place?

J’ai haussé les épaules comme pour lui dire que je n’ai pu faire autrement.  Il m’a lancé un de ces regards!  Je me suis tournée et j’ai lu pour ne pas trop m’en faire.  Je me suis fait du souci pas mal de temps.  Enfin, R c’est trouvé une place en face de nous et pendant que lui il dînait, je lui ai montrer les dessins que je lui avais fait.

Il y a une chose que je n’ai pas trop aimé; c’est qu’il me mettait souvent la main sur la cuisse.  S’il recommence demain, il va le savoir que je n’aime pas ça (Tu vas penser que je ne réagis pas vite, mais il y a des petites choses qui nous différencient parfois, en tout cas, je suis bien décidée à lui dire).  En plus, lorsqu’on est retourné vers les classes (quand la cloche a sonné, autrement dit), il m’a donné des tapes sur les fesses.  Cette fois-là j’ai réagi plus vite; je suis partie en courant jusqu’à ma case, mais fais toi en pas, il est venu me rejoindre, il m’a donné un petit coup de pied juste pour montrer qu’il était là.  J’ai relevé ma tête et je l’ai regardé du même regard qu’il m’a lancé à la cafétéria.  Quand je me suis relevé, j’ai barré ma case et il m’a suivi un petit bout :

  • Tu n’aimes pas ça quand on te fait ça?

Il m’a redonné une autre tape sur les fesses. (Je ne sais pas si tu l’as entendu à la récréation quand il a dit : « tu vas avoir les tapes sur les foufounes »)

  • Non! Je lui ai lancé ça mais je ne l’ai pas dit très fort et je crois qu’il ne m’a pas bien entendu car à ce moment-là, moi je montais et lui continuais tout droit.

Demain, s’il recommence, je vais me choquer pour de bon!

S’affirmer et développer sa confiance en soi

N’est-ce pas que c’est typique d’une adolescente?

Le fait d’être en admiration avec son professeur.

Le fait d’être mal à l’aise de n’avoir pas donné satisfaction à la demande d’un garçon, qui, de toute évidence, ne m’était pas indifférent.

Cette rapidité de changement de l’humeur.

Une pensée chaotique.

La recherche de soi, qu’on remarque par une confiance en soi vacillante mais une affirmation de soi qui prend de la vigueur.

La différence dans la notion du temps et des événements d’une journée.

Et vous ?

J’en retiens, avec un grand sourire, que l’être humain est à l’image de sa planète.  Son monde intérieur est fait de changements et d’évolution !

Quelles sont vos propres impressions de votre période d’affirmation et comment vous avez développé votre confiance en vous ?

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Lise Berthelet-Henry, Mentore en développement du potentiel humain, Formatrice, Auteure et conférencière

« Je mets l’emphase sur les bases solides. Les enseignements vous permettent d’assimiler en profondeur et d’appliquer avec bonheur l’information. Comme pour la construction d’une maison, vous avez l’assurance que vous utilisez des matériaux de qualité sur une base solide, qui résistera à toutes les intempéries.  Ce que je désire est de vous aider à trouver les solutions pour vous et en vous afin de profiter pleinement de votre vie dans le calme, le courage, la détermination, l’espoir, l’harmonie, l’équilibre et en ayant une attitude et une vision positive vers la réalisation de vos projets. »

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