Passion et affaires

Passion et affaires

La passion qui rend aveugle

C’est drôle comme la vie nous amène là où on doit être et à entendre ce que nous avons à écouter.  Un matin, je trouve et lis un article qui touche plus d’une de mes sphères d’activités.

Cela m’a amené à faire des liens avec mon entretien de la veille avec un gestionnaire qui est à même de reconnaître et de soutenir ma mission auprès du milieu équestre, puisque ceux de son entreprise vont dans la même direction.  Avec un certain recul, je constate que la passion et les affaires s’entrecroisent chez les entrepreneurs de tous les domaines.

Durant la rencontre, j’ai mentionné mon sentiment que les entrepreneurs équestres vivaient trop souvent de « passion et d’eau fraîche » et fouillaient plus souvent qu’autrement dans leurs poches, leur santé et leur vie pour se sentir comblés dans leur passion.  Ces personnes, très dévouées au milieu, n’ont généralement que peu de connaissances et d’expérience de gestionnaire et d’administrateur, ce qui les désavantage grandement.  C’est d’ailleurs dans cette optique que j’ai fondé l’Académie LBH.

Ce que je sais, c’est que les entrepreneurs équestres, toutes disciplines et toutes spécialités confondues, sont bourrés de talents et de bonnes intentions.  Le fruit de leur travail acharné quotidien a un fort impact économique qui devrait leur apporter une importante reconnaissance entrepreneuriale.  Or, dans la majorité des cas, ils ne se reconnaissent pas eux-mêmes comme des entrepreneurs, ni même comme des travailleurs autonomes.  Ceci influence leurs actions et leur fait perdre la place qui leur revient de droit dans la société et dans le milieu des affaires.

Leur éducation et la culture sociétaire des générations précédentes, sont encore trop présentes dans leur vie.  Cela inhibe leur capacité à obtenir le juste prix pour leurs produits et services et ainsi vivre convenablement et effectuer du développement.  Ils acceptent des conditions de travail et de vie qu’aucun de leur client ne tolérerait.  Ils ne réalisent pas la valeur de leur travail.

Pris dans cet étau de pensées limitatives, ils voient des dépenses là où il y a investissement.  Ils croient à tort que la formation est trop dispendieuse et demande trop de temps.  Ils ne comprennent pas la nécessité et ne croient pas aux capacités de déléguer des tâches à un autre entrepreneur et travailleur autonome, et encore moins à un employé, afin de pouvoir se consacrer à la gestion, à l’administration et au développement.  Pour eux, les notions d’entrepreneuriat, de partenariat et de non concurrence sont une utopie.

Leurs bonnes idées, intentions et énergies se perdent dans le travail ardu de journées trop courtes.  Les années passent dans un infernal cycle infini qui fait du « sur place ».  La pression se fait forte de tous les côtés, le moral en prend un grand coup et la passion finit par s’estomper.

La passion qui s’ouvre aux possibilités

À mon avis, pour vivre de sa passion, il faut s’ouvrir à toutes les possibilités.  Ce qui est le plus heureux est que le temps ne pourrait être plus parfait d’obtenir sa reconnaissance et de se sentir comblé et heureux, qu’en ce moment.

En effet, la mondialisation des marchés, de l’économie et de la culture; la politique monétaire, l’évolution des technologies, le passage à l’intelligence artificielle et la diffusion de l’information, provoquent des changements profonds dans la société.  Nous sommes de plus en plus interdépendants et interreliés à l’échelle de la planète.  Les possibilités sont infinies.  Ainsi, l’écologie, l’environnement, le développement durable et l’humanisation des conditions de travail ainsi que les mouvements de population cherchant une vie meilleure, sont au cœur des préoccupations des humains de toute la planète.  Tous, nous cherchons une vie pleine de sens, équilibrée entre le travail, la famille, les loisirs et la santé.

C’est ainsi que s’est transformé et se renouvelle l’entrepreneuriat, de ce qu’on appelle la « nouvelle économie ».  De nos jours, les connaissances et l’expérience acquise sur le terrain, les formations autodidactes et auprès d’autres entrepreneurs valent autant que les diplômes d’étude.  L’innovation et la créativité sont plus que jamais mis en valeur.  Ce qui importe est de démontrer son expertise dans l’action.

Voilà ce qu’en disent les auteurs de l’article que j’ai lu ce matin-là.  Ces deux experts dans leur domaine sont Bernard Cova, professeur de marketing à la Kedge Business School (Marseille) et Franck Barès, professeur agrégé et directeur du Département d’entrepreneuriat et innovation de HEC Montréal.

« La passion peut donc permettre de changer la vie d’un individu, de recréer une communauté et de sauver la société. Toutefois, la passion n’est pas sans risque : elle peut avoir des conséquences néfastes à de nombreux points de vue. Notamment, la passion peut aveugler l’entrepreneur. Elle a besoin d’être accompagnée pour ne pas conduire l’entrepreneur dans une impasse. L’accompagnement de l’entrepreneur passionné est essentiel mais requiert des approches qui rompent avec la surutilisation de grilles, de modèles ou de canevas incapables d’intégrer la passion. De plus, cet accompagnement doit intégrer la dimension communautaire dans son approche et la marier avec les réseaux de soutien à l’entrepreneuriat. L’accompagnant, lui, est appelé à jouer sur un double registre où sont harmonisés la prise de distance et le partage de la passion. »

J’abonde dans le même sens.

La passion qui soutient les efforts

Depuis que je suis toute jeune, j’écoute, je soutiens et j’accompagne des personnes.  Particulièrement ces dernières années où je me connecte sur mon être intérieur et travaille de concert avec lui.  C’est d’ailleurs une des raisons de mon dernier changement de carrière.

Un des slogans qui me suit depuis longtemps est : « Le cheval est ma passion, l’humain mon inspiration ».  Le cheval est toujours ma passion, même si je me suis retirée du travail de terrain.  L’humain entrepreneur équestre est celui qui m’inspire.  C’est à travers ce dernier que je continue ma passion pour le cheval.  Je suis la plus fervente admiratrice du travail de ces entrepreneurs, de leur dévouement et de leur résilience.

Mes propres expériences sur le terrain et ce que j’observe dans le milieu, me pousse à faire quelque chose pour briser le cycle infernal et faire avancer les entreprises équestres.  Je désire plus que tout, que le travail de chacun des intervenants soit valorisé et reconnu de la clientèle et que l’abondance et l’équilibre soit concrets dans leur vie.  C’est pourquoi j’ai instauré un programme de formation en entrepreneuriat qui vise à construire une base solide en amenant l’humain à utiliser ses ressources intérieures et à équilibrer sa vie tout en augmentant ses compétences de gestionnaires.

Ma devise est : « Quand l’humain va bien, l’entrepreneur nait et les affaires sont bonnes ».

Ça vous interpelle ?  Joignez-vous à la communauté d’Équi-Nature LBH.  Ensemble, nous allons toujours plus loin.  C’est pourquoi mon thème 2017-2018 est :  Relevons les défis ensemble !

Je me joins

Vous n’êtes pas certain ?  N’hésitez pas à m’écrire et à me dire ce que vous ressentez.  Je suis là pour vous !

Je veux en savoir plus

L’article cité.

http://www.revuegestion.ca/entreprendre/lentrepreneuriat-affaire-de-passion/

 

Pendaison de crémaillère avec R.E.G.I.E.

Pendaison de crémaillère avec R.E.G.I.E.

Le milieu équestre est cher à mon coeur

Depuis longtemps je suis engagée dans le milieu équestre.  J’aime profondément ce milieu et c’est pourquoi je me suis donnée comme mission d’aider les entrepreneurs à faire ressortir leur valeur, leurs nombreux talents et leurs expertises, afin qu’ils obtiennent un revenu correspondant.  Également, pour qu’ils puissent vivre longtemps de leur exploitation, tout en ayant une vie équilibrée et une retraite bien méritée.  C’est aussi pourquoi, je me suis formée en entrepreneuriat et que j’ai lancé mes services de formatrice et de partenaire entrepreneuriale.

Le 20 juin 2017, puisque la technologie le permet, j’ai effectué la rencontre R.E.G.I.E. en me rendant sur les nouvelles installations d’une jeune entrepreneure passionnée avec laquelle j’ai travaillé.

J’ai profité de cette « pendaison de crémaillère » en ligne sur le beau domaine de Charlotte Galichon et de son entreprise Positivement Cheval, pour lui demander de nous faire part de son parcours d’entrepreneur.

Échanges entre entrepreneurs

Charlotte nous a livré, le début de sa passion, l’engagement financier de son démarrage, les hauts et les bas, les joies et les peines jusqu’à sa présente installation à Lanoraie.

Puis, avec sa collègue Karina Hamelin, propriétaire et gestionnaire de l’Écurie Équinessence et fondatrice de la Ligue d’Agilité Équine du Québec, nous avons discuté et échangé sur les différentes sphères où les entrepreneurs peuvent améliorer les résultats.  Par exemple, l’établissement des priorités, le contrôle de l’agenda, faire ressortir sa valeur, savoir dire non, choisir ses clients, être clair dans les communications verbales et écrites auprès des clients.  L’importance de clarifier le mandat reçu et les objectifs de l’élève afin de déterminer si ceux-ci sont réalistes et pouvoir lui offrir le forfait approprié.  Bonifier l’offre plutôt que baisser les prix.  Développer des idées pour rentabiliser chaque activité ainsi que créer l’esprit d’équipe et le sentiment d’appartenance pour fidéliser les clients.

Cette rencontre fut donc des plus fructueuses !

Vous désirez en apprendre davantage sur l’entrepreneuriat équestre ?  Vous aimeriez échanger avec d’autres entrepreneurs du milieu ?

Services pour entrepreneurs 

Mettez tout de suite la prochaine rencontre à votre agenda et devenez un assidu à tous les troisièmes mardis de chaque mois de 10h à 12h en ligne !  Cliquez sur « J’y vais » sur l’événement Rencontre R.E.G.I.E. que vous retrouverez sur la page Facebook Services Équestres Québec.

Si vous êtes travailleurs autonomes dans le milieu équestre, vous voudrez profiter des avantages de devenir membre de Services Équestres Québec pour annoncer vos services et événements et partagez la page pour en faire profiter toutes les personnes du milieu équestre et rejoindre vos clients.

De plus, je vous invite à consulter les différentes pages de la section Services du site internet pour en savoir davantage sur les services de formations et de partenariat ainsi que les possibilités de publicité et de revenus complémentaires que je vous offre.

Rencontres R.E.G.I.E.-nouvelles

Rencontres R.E.G.I.E.-nouvelles

Le troisième mardi de chaque mois, de 10h à 12h, vous êtes conviés à rejoindre le Regroupement des Enseignants, Gestionnaires et Intervenants Équestres dont je suis la fondatrice.

Devenez membre de la page Services Équestres Québec sur Facebook et inscrivez-vous à l’infolettre sur le site afin d’être informé des prochains événements.

Sous une formule de réseautage, vous pourrez échanger avec les autres entrepreneurs sur divers sujets qui vous préoccupent.  Vous aurez votre «minute de gloire» pour vous présenter et nous faire découvrir votre passion et ainsi vous constituez une équipe de partenaires et d’alliés.  Vous serez alors en mesure de mieux développer votre marché et améliorer vos performances !

Voyez également mes autres services pour travailleurs autonomes et gestionnaires d’entreprises équestres ici .

Renseignez vous sur le programme de formation autogéré ainsi que les formations, webinaires, ateliers et conférences ici 

Bienvenue à R.E.G.I.E.

Comment atteindre le succès en équestre

Comment atteindre le succès en équestre

La situation actuelle

Ce n’est pas tant le fait que le nombre de clients diminuent dans le milieu équestre qui fait que les écuries et centres ont des problèmes financiers. Cette situation est là depuis bien longtemps. Par contre, la conjoncture économique actuelle et le taux d’endettement par ménage, et même les conditions climatiques, viennent jouer durement dans la donne. La marge, déjà presqu’inexistante, vient de disparaître.

Le désir est là, la passion aussi. Ce qui vient mêler les cartes est que le milieu équestre a pris du retard. Peut-être est-ce le fait que les chevaux se retrouvent en périphérie des grandes villes, dans des milieux ruraux plus tranquilles. Toujours est-il qu’en matière d’entrepreneuriat, de gestion et d’administration, beaucoup de propriétaires d’écurie et de centre équestre ne gèrent pas leurs biens et leurs affaires comme toute autre entreprise. L’émotion et la passion sont trop souvent au rendez-vous.

Les dépenses dépassent les revenus. Le travail est énorme et harassant. De longues heures, tous les jours. Le repos, les vacances et la famille ne se rejoignent pas. On s’essouffle et on se décourage de courir après l’argent. On finit par s’effondrer.

Le rêve et la passion font place à l’abandon. Les installations tombent en décrépitude et les chevaux finissent par manquer de soins, se retrouver dans des refuges ou pire, à l’abattoir.
Comment faire pour changer tout cela ? La solution apparaît maintenant plus claire que jamais.

L’union

Le temps de l’individualisme est terminé. Il n’y a qu’une seule façon de réussir, c’est de partager les dépenses et le travail.

Le groupe

Fini la dictature d’une seule personne. Il faut travailler ensemble à un but commun. Utiliser les différents talents et connaissances vers une réussite unifiée et globale. Ne pas avoir à tout faire, tout gérer et tout supporter tout seul.

L’équipe

La force de l'équipe

L’union, le groupe, l’équipe

Mettre les besoins de chacun au cœur du développement du centre équestre et des petites entreprises de chaque intervenant. Trouver les idées ensemble, les manier, les améliorer. Appliquer et revoir les stratégies en se donnant la main. Changer et évoluer vers le « Tous pour un et un pour tous », en adoptant une nouvelle façon de penser, de concevoir et en appliquant des méthodes adaptées aux besoins d’aujourd’hui.

La simplicité volontaire

Réutiliser, recycler, rénover, transformer. Il suffit de mettre en commun toutes les idées et de faire preuve d’imagination et de créativité. En prime, il en ressort une grande satisfaction !

Un budget serré

Tant le centre équestre que chacun des intervenants devra avoir un budget où tous les éléments et tous les aspects sont légalisés, traités et budgétisés à l’avance. Ceci inclus des montants pour le coussin d’urgence, les imprévus et de l’épargne en vue de la retraite. Effet : Une immense légèreté sur les épaules, qui est fort appréciée de chacun !

Chacun son métier

Il est souvent plus payant d’engager des experts sur différents aspects de l’entreprise que de le faire soi-même.

L’expert-comptable effectue la comptabilité journalière et les rapports financiers mensuelles afin de pouvoir réajuster immédiatement la stratégie, si le tir dérape.

Le coach en gestion et administration collabore en amenant, de façon objective et hors de l’émotion, des pistes de réflexion, des idées et des solutions pour vous soutenir dans la rentabilisation et le succès de votre entreprise.

Le palefrenier-soigneur verra aux meilleurs soins et à la régie.

L’adjointe administrative soutiendra l’équipe sur plusieurs aspects, dont le contact avec les clients en personne, au téléphone, par courriel et sur les médias sociaux et voit à la gestion de l’horaire de tout un chacun. Même que dans ce domaine, je suis bien placée pour vous dire qu’il y a un énorme avantage à utiliser les services virtuels.

Le gestionnaire du centre aura le temps de chercher les meilleurs prix pour les intrants et de voir aux améliorations et aux rénovations.

Les enseignants font ce qui rapportent le plus et pas seulement en terme financier, c’est-à-dire donner leurs cours en étant rassuré et donc tout à fait disponible pour leurs élèves et étant confiant qu’il y a un revenu, du développement et du support.

Conclusion

Tous ensemble dans un même lieu

Tous ensemble dans un même lieu

Le client reçoit des services de qualité dans un environnement sain et sécuritaire, il est fidèle puisqu’il est heureux.

Chaque partenaire est mieux outillé dans sa propre entreprise.

Cette symbiose amène le succès facilement vers chacun.

 

Dans mes prochains articles, je vous parlerai entre-autre de :

Budget équestre:  qu’est-ce que je dois prévoir?
Que fait-on versus la capacité financière des clients

Vous pouvez également me soumettre vos idées de sujet.

Je vous invite à consultez les différentes pages du site pour toute information sur les rencontres et les activités du Regroupement des gestionnaires, enseignants et intervenants équestres, le Club Académique C.A.R.  et le coaching en gestion et administration ainsi que les services d’adjointe administrative virtuelle, de coach de vie et de conférencière, et d’enseignement en ligne,  contactez-moi.
C’est un honneur pour moi que de collaborer au succès de toute entreprise équestre !

Les chevaux de ma vie – Prairie

Les chevaux de ma vie – Prairie

Je vous présente un premier article dans le cadre d’une série intitulée «Les chevaux de ma vie».

Voici donc Prairie, mon premier cheval !

1978

Prairie et moi en octobre 1978

En 1977, mon conjoint du moment a pris la décision de m’acheter un cheval. N’est-ce pas que c’est romantique ? Mais ce n’était pas tout à fait désintéressé ! Car ainsi il ne m’entendrait plus pleurnicher sur mon désir d’être auprès des chevaux et d’avoir mon propre cheval ! Et puis, il aimait les chevaux aussi, donc une belle satisfaction tout autant pour lui !
Par le biais d’un ami, il apprit qu’un cheval se retrouvait sans grand soin, après avoir été rejeté du milieu des courses. Il en fit l’acquisition et l’installa dans une écurie de notre région. Prairie devait être un des noms de sa généalogie, mais dont les papiers ne le suivirent pas.
Mon conjoint organisa tout cela sans que je le sache, en vue de souligner notre premier anniversaire d’amoureux. Il fut facile pour lui, le jour venu, de me dire qu’on allait à une écurie pour faire de l’équitation !!!
Vous pouvez imaginer ce que j’ai ressenti quand il me présenta Prairie en me disant que c’était mon cheval !!!
Prairie était un petit Standardbred, bai brun foncé avec ce petit museau brun caractéristique de beaucoup de chevaux de cette race et de cette couleur. Il était gentil, doux et obéissant. Il était d’un tempérament calme, assez, que souvent en randonnée il laissait pendre son pénis qui se balançait drôlement, et dont l’ombre sur le sol me faisait bien rire !
Au début, je montais Prairie sans selle et avec seulement son licou et sa laisse, car je n’avais absolument aucun équipement ! Mais qu’à cela ne tienne, du haut de la témérité de mes 18 ans, de la souplesse de mon jeune corps, et du plaisir d’être avec un cheval, je m’en suis bien passé !
Il a tout de même fallu bien vite acheter de l’équipement et apprendre à s’en servir ! C’était mes premières expériences équestres.
Environ deux semaines plus tard, Prairie s’est mis à boiter quand je le montais. Pour avoir vécu et observer des animaux depuis ma tendre enfance, je savais bien que quelque chose n’allait pas. Les légendes urbaines affirmaient qu’un cheval qui boite est bon pour l’abattoir en ce temps-là ! Imaginez mon désarroi !
Bien vite, nous avons parlé à plusieurs personnes qui nous ont recommandés à un maréchal-ferrant, qui est venu examiner mon cheval. Dès ce moment, j’ai entrepris ma formation équestre ! Heureusement, ce n’était finalement qu’un problème de taille de pieds. Prairie n’ayant pas reçu les soins appropriés, ses pieds avaient du mal à supporter le poids supplémentaire de ma personne, surtout sur des sentiers rocailleux et un sol dur.
Nous avons suivi les recommandations du maréchal-ferrant, ce qui nous a amenés à changer d’écurie. En effet, voyant que nous n’y connaissions rien, le maréchal a cru bon de nous présenter ce « bon vieux monsieur Valcourt » qui avait toute l’expertise pour nous aider et qui est effectivement devenu notre mentor !
Prairie a repris la forme et la santé. Il m’a suivi pendant une certaine période, jusqu’à ce que je veuille aller plus loin en tant que cavalière. Prairie, de par sa gentillesse et son calme, est devenu le rêve réalisé de nos nouveaux amis, qui rêvaient aussi de posséder leur propre cheval.

22 octobre 1978

Prairie et moi en octobre 1978

Dans un autre blogue, je vous parlerai de mon deuxième cheval, une jument que j’ai prénommée Belle et qui est devenue ma coéquipière en concours.

La gestion par l’intuition

La gestion par l’intuition

Gérer une entreprise, quelle soit équestre ou autre, est une affaire de bon sens, de bon jugement, de connaissances et d’expérience, mais aussi de «gestion» des émotions et d’une écoute de soi.

Quand on décide de devenir entrepreneur, c’est souvent parce que l’on sent que l’on a besoin d’utiliser ses talents, sa créativité et son imagination parce que le cadre d’un emploi conventionnel ne nous satisfait pas. On ressent un fort besoin d’assouvir son désir de changer les choses, de faire mieux, de faire différent, d’ajouter du piquant et de la joie dans le travail, de créer de nouveaux produits, d’établir un nouveau créneau, de répondre à des besoins non encore exploités et plus.

C’est donc que cela vient de l’intérieur de nous. Cela est né de notre personnalité, nos désirs, nos goûts, nos convictions, notre passion. Alors, puisque c’est de là que ça part, il faut faire confiance à cet intérieur. C’est donc que la gestion de l’entreprise se fait beaucoup par l’intuition.

La définition de l’intuition est: «Connaissance directe et immédiate, sans recours au raisonnement. Pressentiment.»

Si cette définition se retrouve dans le dictionnaire, c’est que cela fait partie de la vie des humains dans leur vie de tous les jours, dans toutes les situations. Utiliser l’intuition est donc un sentiment que nous pouvons utiliser en tant qu’entrepreneur aussi bien qu’ailleurs!

Il peut cependant arriver que nous soyons ambivalents; on ne sait plus quelle décision ou quel tournant prendre. C’est bien normal puisque nous avons toujours plusieurs solutions devant nous, qui, malgré différents avantages et désavantages, nous semblent toutes de bonnes avenues. Comment les départager, comment savoir laquelle sera la meilleure?

C’est là que la méditation sert. La méditation ne veut pas dire s’asseoir dans une position, à mon avis, plutôt inconfortable, du style «Boudha». C’est prendre le temps de vider son esprit de ces pensées interminables, folles et chaotiques qui prennent toute la place et ainsi donner de l’espace à notre réflexion. C’est aussi «gérer» ses émotions pour prendre une décision sensée. C’est un outil, comme d’autres. C’est vous mettre en contact avec votre intérieur, celui-là même qui est à l’origine de votre décision de devenir votre propre employeur. C’est aussi vous permettre de prendre des décisions dans la joie, loin du stress et de l’inquiétude.

Alors, écoutez-vous! Quand vous verrez arriver une situation qui vous pose un problème, prenez le temps d’arrêter les pensées et de laisser «entrer» la solution par la «voie» de votre intuition!

Bonne réflexion et bon succès!

Pansage et hygiène du cheval

Pansage et hygiène du cheval

Le pansage sert à débarrasser le cheval des poils morts et, le massage qui va de pair,

fera sortir son huile naturelle, ce qui a un effet sur sa santé et améliorera grandement son apparence.  Aussi, cela vous permettra de détecter s’il y a des blessures, des problèmes dermatologiques et des parasites externes.

A part cela, pensez-y, c’est bon de se faire gratter là où on ne peut le faire!  C’est d’ailleurs une activité que les chevaux (et aussi les humains) se font entre eux et que l’on appelle le toilettage mutuel.  C’est donc une occasion de plus pour devenir son ami!

Outils nécessaires

– Une étrille de plastique et/ou de caoutchouc.  En plastique elle enlève bien le poil mort, la boue et les petites galles sur la peau.  En caoutchouc, elle fait un meilleur massage, enlève mieux la poussière et fait tomber le poil mort.  Elle se nettoie plus facilement que l’étrille.  Les deux peuvent être utilisées sur tout le corps mais avec douceur sur les parties osseuses.  Éviter les yeux.

– Une brosse dure pour faire tomber ce que vous avez fait remonter à la surface avec l’étrille.  Pour tout le corps sauf la tête.

-Une brosse molle pour nettoyer la tête et faire la finition sur le reste du corps.

-Un cure-pied pour retirer les détritus et la glace sous les pieds.

– Un écumoire (ou coupe-chaleur) pour retirer le surplus d’eau de son poil après une douche.  Éviter la tête.

Pansage du cheval

Pansage et hygiène du cheval

– Une brosse à cheveux ou un peigne pour les crins.  Éviter les brosses qui arrache beaucoup de crin et ne brosser pas trop souvent si vous voulez que le crin reste beau et long.  Utiliser les produits démêlant et hydratant si vous désirez le faire plus souvent ou si vous voulez donner du cachet à votre cheval pour une occasion spéciale ou juste pour le plaisir!

Pour les soins d’hygiène:

– Trois éponges:  une pour la tête et les naseaux, l’autre pour les parties génitales et une plus grande pour laver le corps.

– Du shampoing doux conçu pour les chevaux, que vous trouvez en boutique équestre.  Éviter de laver la tête avec beaucoup de savon et en arrosant avec le boyau.  Non seulement il pourrait avoir du shampoing dans les yeux mais également parce qu’il pourrait avoir de l’eau dans les oreilles ce qui risque de lui créer des problèmes de santé.  En plus, les chevaux déteste recevoir de l’eau sur leur tête et panique souvent, ce qui ne détruit votre relation de confiance.   Même un jet léger et fin n’est pas recommandé.  Habituez tranquillement votre cheval à baisser la tête et à vous laisser nettoyer avec une éponge mouillée et très peu de savon.

– Il faut laver le fourreau du cheval hongre ou étalon afin d’éviter les accumulation d’urine qui bloque le méat urétral.  L’utilisation d’eau savonneuse ou de gelée de pétrole est à proscrire.  Si votre cheval se laisse faire et sort son pénis, vous pouvez le faire vous-même en nettoyant avec de l’eau tiède et un peu d’huile minérale pour enlever les croutes.  Il vous faudra aller vérifier un peu à l’intérieur par la petite ouverture pour voir s’il n’y a pas de « boule » d’urine qu’il vous faut enlever délicatement, un peu à la fois.  Il est préférable de vous mettre un gant de latex pour ce faire car l’odeur et la sensation sont désagréable.  Vous pouvez arroser régulièrement la région avec de l’eau tiède de façon à ce que l’eau s’insère légèrement à l’intérieur du fourreau quand la température le permet.  Vous pouvez également utiliser la préparation de gel spécifique à cet usage et vendu en boutique équestre que vous appliquerez sur les rebords avant un exercice puis enlèverez le surplus au retour.  À chaque étape, il faut vous mettre en position sécuritaire et surveiller les réactions et le langage du cheval.  Positionnez vous sur le côté et très près de sa cuisse en tenant la queue pour vous aider à garder l’équilibre.  Un cheval peut lancer le postérieur derrière et même devant mais difficilement sur le côté.  En étant vraiment à côté de sa cuisse,  vous serez mieux protéger en cas de réaction subite.  Si le cheval ne tire pas au renard, l’attacher sur des câbles de chaque côté permet de le garder stable et surtout de restreindre une tentative rapide du cheval pour vous repousser.  Sinon, la personne qui le tient ne doit pas se mettre devant mais le tenir très près du licou en contrôlant bien la tête et en se mettant du même côté que vous et en étant attentive.  Elle pourra ainsi tirer la tête vers elle pour contrôler le postérieur si le cheval tentait de vous éloigner.  Comme vous voyez, il faut être prudent.  Ce n’est pas une affaire d’un jour mais plutôt un travail régulier.  Il est donc préférable d’acclimater tranquillement le cheval à se faire toucher et nettoyer à cet endroit en utilisant la méthode de l’approche et du retrait et en faisant en sorte que le nettoyage du fourreau devienne partie intégrante du pansage.  On peut utiliser une chambrière ou une cravache de dressage ou le bâton carotte pour flatter cette région dans le cas où le cheval est vraiment très réticent.  Cet outil vous permettra de rester dans une zone de sécurité le temps que le cheval accepte ce toucher et que vous puissiez utiliser votre main. Si vous n’êtes pas en mesure de le faire ou si vous croyez que ce que le nettoyage que vous avez fait n’est pas complet, votre vétérinaire sera en mesure d’aller le faire plus en profondeur et d’utiliser un tranquillisant si c’est nécessaire.

Il est plus facile de laver la région des mamelons, de l’anus et de la vulve de la jument.  Vous devrez probablement le faire souvent et plusieurs fois durant les chaleurs.  Vous lui éviterez beaucoup d’irritation en ce faisant!  Comme les parties sont externes, vous pouvez ajouter un peu de shampoing ou le même gel que pour les mâles.  Mais attention, certaines sont parfois très « chatouilleuses », ne vous faites pas blesser!  Utiliser la méthode de l’approche et du retrait et une extension de votre bras quand c’est nécessaire.

Vous pouvez laver vos chevaux une ou deux fois l’an:  au début et à la fin de l’été.  Ainsi, vous enlèverez la grosse saleté accumulée durant l’hiver.  Laver trop souvent détruit les huiles naturelles et irrite la peau.  Utilisez un shampoing le plus naturel possible et conçu pour les chevaux à moins que vous n’ayez un problème particulier où votre vétérinaire vous recommandera un shampoing médicamenté.  Entre ces deux shampoing, vous pouvez le laver tout les jours à l’eau tiède durant l’été, même deux fois ou plus par jour durant les canicules.  Durant l’hiver, si vous voulez enlever des taches, utiliser un shampoing sec ou laver la ou les taches et couvrir le cheval avec une couverture jusqu’à qu’il soit sec.  Il existe aussi de petite brique de pierre ponce qui fonctionne très bien et, qui plus est, vous serviront à enlever les œufs de mouche à l’automne.  Vous pouvez laver les membres avec ou sans shampoing durant toute l’année sauf si le cheval hiverne dehors.  D’ailleurs, prenez soin de bien laver la partie frontal des canons, particulièrement aux postérieurs car il s’y accumule beaucoup de saleté qui finissent par devenir un problème de peau.  Pour le reste, faites un pansage plus poussé si vous avez besoin d’enlever la saleté et utiliser une éponge humide pour enlever la poussière qui est remontée en surface.

Pour les problèmes dermatologiques, effectuez plus souvent, attentivement et intensivement le pansage et demandez conseil au vétérinaire.  Dans les cas contagieux, laver l’équipement qui touche au cheval et le matériel de pansage avec des produits désinfectants chaque fois que vous les utilisez sur le cheval.  Lavez vous bien les mains et ne touchez pas aux autres animaux ni à vous même avant de l’avoir fait.  S’il le faut, utiliser des gants de latex que vous enlever en les renversant à partir du haut de votre main et lavez-vous les mains juste après les avoir jetés convenablement dans les rebuts.

Pour la crinière et la queue, vous pouvez utiliser des produits démêlants et lustrant pour vous aider à les garder beaux.  Les produits lustrants pour le corps aident à garder la poussière en surface.  C’est intéressant pour l’hiver.  Prenez des produits qui ne sont pas trop gras ou collants qui auraient l’effet contraire.

Et puis, profitez de ce moment pour peaufiner votre relation et votre communication avec votre cheval!

Bon pansage!

Gestion et administration équestre

Gestion et administration équestre

LE DÉVELOPPEMENT DES AFFAIRES

En tant que participant au milieu équestre et en tant qu’humain, je désire faire ma part pour aider les gens.  C’est ainsi qu’est venue mon inspiration à créer un service où je donnerais la main à mes pairs pour les aider à réaliser leur rêve et, de ce fait, voir leur étincelle devenir une grande flamme.  Je vous présente avec bonheur mes services aux entrepreneurs équestres, sous le nom qui a allumé ma propre lumière intérieure.

R.E.G.I.E. pour Regroupement des Enseignants, Gestionnaires et Intervenants Équestres

Les frais exorbitants pour la gestion d’un centre équestre et l’entretien des chevaux versus le prix que l’on peut obtenir pour cette activité de loisirs ne permettent pas à la majorité des passionnés de vivre de leur métier ou uniquement de celui-ci.

service gestion equestreL’union fait la force!

Rien n’est plus vrai pour le milieu équestre d’aujourd’hui!  Depuis longtemps, l’idée du travail d’équipe fait partit de ma vie.  Pour moi, l’ouverture, le partage et l’entraide font partie de mes valeurs car je les considère comme de grandes qualités humaines.

La situation économique actuelle, les nouvelles méthodes entrepreneuriales et même le climat nous amène à penser et à agir différemment.  Je pose un regard positif sur ces changements.  D’ailleurs, la planète elle-même se charge de nous rappeler que la force passe par l’union. On n’a qu’à se rappeler tout ce qui se fait quand une communauté est touchée par un séisme!

L’humain peut accomplir de grandes choses en se donnant la main!   Et puis, nous avons l’exemple sous nos yeux, les chevaux étant des animaux grégaires, ils sont solidaires.

En ce sens, je suis convaincue que la solution la plus actuelle d’être en mesure d’atteindre la rentabilité et de vivre de sa passion équestre est que les différents intervenants du milieu se rassemblent pour partager les frais des installations, de la publicité, des assurances, le temps pour la gestion et l’administration, l’organisation d’activités et d’événement ainsi que les idées, la créativité et l’imagination.

Plus encore, pour relever l’énergie, l’enthousiasme et conserver la passion des entrepreneurs et de la relève.

La recette du succès

Je suis très convaincue que R.E.G.I.E., est la solution à de nombreux problèmes dans le milieu équestre et que l’ère et les valeurs du regroupement sont revenues.  Le partage des talents de chacun fait la force de tous et provoque l’amélioration et le mouvement, enlève le stress et la lourdeur et mène au succès!

C’est le temps parfait pour se prendre en main, pour créer la recette du partage et pour gérer son entreprise avec les méthodes et la vision d’aujourd’hui !

Les effets positifs de R.E.G.I.E

Garder le milieu équestre en vie et en améliorer la qualité.

La création de partenariat entre les intervenants allège le fardeau de chacun.  La dynamique et la force du groupe, permettent aux intervenants de s’adapter plus facilement aux changements du marché et aux besoins de la clientèle.

Garder forte cette activité socio-économique importante: de la petite à la grande échelle.

Les statistiques du milieu équestre de ces dernières années l’ont démontrée, l’activité équestre est importante du côté économique et social pour le pays, la province, les municipalités, les ressources, et ce, jusqu’à l’intervenant lui-même.  R.E.G.I.E se veut un soutien aux bienfaits de cette activité!

Fonctionner comme toute entreprise en étant en mesure de démontrer que l’équestre est rentable.

La mise en œuvre de plans d’action et l’établissement de mesures de rentabilité présentées par un groupe donnent du poids et de la reconnaissance auprès des institutions financières et des organismes gouvernementaux.  Il est alors possible et plus aisé d’obtenir des prêts sans mise de fonds exorbitante et d’amener des changements dans les lois telles que faire reconnaître le statut agricole.

–  Apprendre sur soi, sur les autres et sur le milieu tout en développant son expertise

Travailler en équipe est tout à fait naturel pour l’humain comme pour les chevaux.  Cela répond aux besoins fondamentaux de chacun du côté social, amour, reconnaissance, confiance et estime de soi.  Cela permet de développer son expertise dans un climat sain et agréable.

Permettre le transfert de propriété pour la retraite ou autres raisons, ainsi que rendre accessible l’achat d’une entreprise rentable aux entrepreneurs de la relève.

En accédant à la rentabilité, chacun aura la possibilité de vendre son entreprise et d’être rassuré quant à sa continuité plutôt que de tout simplement fermer.  Cela permet à la relève d’avoir accès à une entreprise existante et rentable où tout n’est pas à faire et qui lui rapporte immédiatement.

Avoir du temps pour s’occuper de toutes les tâches, augmenter sa qualité de vie et agir en chef d’entreprise

Pour faire des affaires aujourd’hui, il faut une équipe, car il faut du temps pour voir à la gestion et à l’administration, obtenir et soutenir les fonds, voir à l’entretien et les réparations et s’occuper de la publicité et du développement de l’entreprise.  Le regroupement de personnes ayant des talents et de l’expertise en divers domaines qui vont vers un même but est donc tout naturellement la voie qui mène au succès!  Cela permet à tous d’avoir une vie saine et équilibrée donc de conserver sa santé physique, mentale et émotionnelle.  C’est l’attitude des vrais chefs d’entreprise !

Promouvoir la spécialité tout en préconisant la polyvalence

Permet de diversifier ses revenus et d’élargir sa clientèle.  La spécialité rend plus efficace.  Les clients aiment avoir plus d’un choix.  Les deux font bon ménage!  Rassembler plusieurs disciplines compatibles sous un même toit est alors une des clefs du succès! De plus, cela mène à la reconnaissance, la confiance et la fidélité des clients, ce qui permet d’obtenir le meilleur prix pour chaque service.

–  Créer des emplois et participer à la santé économique de la région

Le regroupement de plusieurs entrepreneurs sous un même toit, effectuant une gestion efficace, profitera d’installations et de matériel adéquat et en bonne condition.  Le groupe aura plus de pouvoir d’achat et d’influence sur le milieu.  De plus, un regroupement d’entrepreneurs permet de déléguer des tâches à des firmes extérieures dans divers domaines et d’engager du personnel.  Cela permet de créer des emplois et de participer à la santé économique de sa communauté et de sa région.

Faciliter l’atteinte de ses objectifs d’entreprise autant que ceux du regroupement

Il est plus facile, pour chacun des membres du groupe, d’atteindre ses propres objectifs d’entreprise ainsi que les objectifs commun du regroupement.

Mission, valeurs et vision

Voyez l’énoncé sur la page de l’À propos.

R.E.G.I.E vous intéresse?  Les rencontres sont sans frais.

Je m’inscris à la prochaine rencontre Je deviens fans de la page Facebook

De plus, devenez membre de la page Facebook Services Équestres Québec et annoncez vos services et événements.

Voyez les services de formation entrepreneuriale de l’Académie LBH pour vous mettre toutes les chances de votre côté d’atteindre vos objectifs !

 

 

 

Pension extérieure

Pension extérieure

Un rêve pour vous et pour les chevaux ?

Offrir de la pension extérieure vous intéresse, mais vous vous demandez si c’est rentable et quel prix vous pourrez obtenir pour vos services.  C’est en effet une question importante pour la rentabilité de votre centre équestre ou écurie de pension et une question de survie pour votre budget personnel.

Faire une analyse avant de commencer.

Rien ne sert de commencer quelque chose à laquelle vous ne pourrez donner suite.  Mon premier conseil est de prendre le temps de bien réfléchir à tous les éléments.

En fait, vous devez faire le calcul de tous les frais qui y sont reliés incluant le temps que vous y consacrerez ou le salaire que vous paierez.  Certains diront que c’est facile, mais ce que je constate régulièrement est que beaucoup de gestionnaires n’osent pas vraiment mettre sur table tous les éléments.

N’est-il pas mieux d’y voir clair avant de s’embarquer et d’y engloutir une bonne part d’un budget déjà serré et d’avoir des regrets par la suite ou même devoir tout arrêter?

Voici ce que vous devez évaluer:

– Pourrez-vous rentabiliser ces dépenses rapidement?

– Toutes les dépenses pour préparer et entretenir les lieux.

En effet, les emplacements doivent être solides et sécuritaires.  Il faut donc prévoir des abris, une préparation du sol et l’ajout de sable ou autre matière pour éviter la boue, des clôtures solides et convenant à toutes races de chevaux en toute saison, des abreuvoirs chauffants, des mangeoires, des râteliers ou auges à foin, des fils électriques, de la peinture, etc.; il faut inclure les équipements ainsi que le surplus de matériau pour l’entretien et la réparation pour une année et/ou jusqu’à la fin de votre année financière.

– Toutes les dépenses concernant l’entreposage de la nourriture comme les abris et la salle d’alimentation.  Il faut inclure le coût initial ainsi que l’entretien et les réparations afin de vous permettre de conserver les installations en bon état et saines.  N’oubliez pas les frais de contrôle des insectes, rongeurs et animaux sauvages.  En tant que gardien, vos responsabilités sont grandes.

– Toutes les dépenses de nourriture.  Un cheval en extérieur, particulièrement en hiver, consomme davantage.  Si l’été les chevaux sont en pâturage, ne pensez pas qu’il vous en coûtera moins ou rien pour les nourrir, car vous devez entretenir les pâturages pour qu’ils soient exempts de parasites et pour que l’herbe soit nourrissante.  De plus, les chevaux ont besoin de suppléments de vitamines et minéraux à l’année, même l’été en pâturage, car les terres ne sont plus ce qu’elles étaient.  Sans compter les blocs de sel.  Et puis, vous devrez tout de même acheter et entreposer du foin pour au moins trois saisons.

– Toutes les dépenses de salaire que ce soit le vôtre, celui du soigneur ou d’autres employés d’entretien, au prix du salaire minimum plus les avantages sociaux.  Aussi, les frais des sous-traitants comme pour des travaux moins fréquents ou saisonniers tels que le déneigement.  N’oubliez pas le temps que vous ou vos employés consacrerez à la surveillance et pour régler les réparations urgentes et le soin à donner aux chevaux blessés ou malades.  Tout travail mérite un salaire et une protection en cas d’accident, donc un salaire déclaré!

– Toutes les dépenses touchant l’achat d’équipement comme un tracteur, un autre véhicule ou équipement pour déplacer les balles de foin et nettoyer les paddocks et/ou les pâturages.  Même si vous avez déjà en main l’équipement, il vous faut calculer un montant de remplacement, d’entretien et de réparation.

– Toutes les dépenses concernant la prairie comme l’inspection par l’agronome, faire retirer les arbres et les plantes toxiques, inspecter et nettoyer de tout débris, faire de l’ensemencement, voir à une protection contre les maladies et même des animaux sauvages dans certains cas.  Vous devez voir à la sécurité et le bien-être des animaux, encore davantage maintenant que les normes à cet effet sont plus serrées.  Voir le code de pratiques pour le soin et la manipulation des équidés ainsi que le guide de biosécurité équine sur le site de Cheval Québec.

– Inclure les dépenses d’électricité.  Les travaux d’entretien et la consommation des abreuvoirs en hiver sont aussi à considérer.

– Faites bien vos devoirs en consultant votre courtier, car les assurances sont dispendieuses et tout dépend du nombre de chevaux que vous garderez et des installations que vous aurez.  Il n’y a pas de chance à prendre!

– Incluez aussi le coût de la certification Équi-Qualité, si là est votre désir.

Vous me direz que vous ne pourrez jamais faire vos frais, après le calcul de tous ces éléments, considérant le prix qui est généralement demandé sur le marché et particulièrement dans les régions éloignées des métropoles importantes.  C’est totalement vrai.

À mon humble avis, le prix de la pension extérieur devrait être le même, sinon plus que celui de la pension intérieure.  Selon moi, il est faux de croire que le prix devrait être en dessous, car l’économie en litière, et du pâturage l’été, n’égale certainement pas la valeur du travail et des dépenses supplémentaires qu’exigent la garde de chevaux en extérieur.

Cela dit, la décision vous revient!  J’espère que mes propos vous auront aidés à prendre une décision éclairée et que serez en paix avec celle-ci!

Au plaisir!

Lise Berthelet-Henry,

Instructeur équestre

Formatrice entrepreneuriale de l’Académie LBH-section équestre

 

Alimentation du cheval

Alimentation du cheval

Simple et complexe à la fois

L’alimentation du cheval se compose d’herbe ou de foin, de vitamines et minéraux et de l’eau! À la base, c’est ce dont a besoin un cheval quel que soit son activité. À cela, on ajoute des aliments pour répondre aux besoins spécifiques du cheval lui-même, du lieu où il est gardé, de la région, du climat où il vit et du travail qui lui est demandé, tout en respectant sa nature.

Depuis mes tous débuts comme entraîneur, je me suis fait ma propre idée sur l’alimentation du cheval, malgré beaucoup de controverses. C’est venu du fait que mon cheval avait beaucoup trop d’énergie durant les cours et qu’il risquait à tout moment de «lâcher son fou» et de blesser mes élèves. J’ai dès lors cessé de donner de la moulée.

L’herbivore

Au fil du temps j’ai découvert que le grain n’est pas un aliment convenant aux chevaux et que les suppléments de vitamines et minéraux sont essentiels.

En effet, ce n’est pas naturel pour eux d’ingérer du grain ou de la moulée, surtout en grosse quantité comme c’est souvent la coutume d’en donner. On le comprend mieux, quand on ramène le cheval dans son élément naturel, la prairie, et que l’on apprend davantage sur ses besoins fondamentaux et sa physiologie.

Un cheval est un herbivore qui n’a pas évolué au même rythme que la vie moderne. Son système digestif est fragile et son estomac est petit. Il est alors logique de le nourrir avec de l’herbe fraîche ou séchée et de reproduire sa façon naturelle de s’alimenter et de vivre.

Le cheval n’étant pas un granivore, la nature n’a pas conçu ses systèmes de mastication et digestif pour effectuer cette action. La grande consommation de grain provoque donc toute sorte de problèmes reliés à la digestion chez le cheval. Par exemple, les ulcères, les gaz, les coliques, l’inflammation, la douleur, la fourbure, les déséquilibres chimiques tels que le syndrome métabolique, les problèmes gastriques et de dentition. De plus, on ajoute souvent de la mélasse aux moulées. Le cheval n’a pas plus la capacité que l’humain de digérer ce surplus de sucre et développe donc des maladies reliées, telles que la résistance à l’insuline, l’obésité, le syndrome métabolique, la maladie de Cushing, etc. D’ailleurs, le taux de sucre élevé provoque des toxines, de la même manière que la malbouffe le fait chez les humains. Au fil des ans, j’ai également appris que les suppléments de fer étaient toxiques pour un cheval et qu’il faut donc éviter qu’il s’en retrouve dans son alimentation. En y regardant de plus près, en s’intéressant aux besoins de notre cheval, on se rend compte qu’il ne faut pas se surprendre que les chevaux aient de plus en plus de problèmes de santé, qui vont dans le même sens que ceux des humains. Il faut y porter toute notre attention et exiger des fournisseurs, des gardiens et des soigneurs, que votre cheval reçoive l’alimentation qui lui convient et non ce qui est fourni.

Il ne faut pas oublier que l’alimentation du cheval d’aujourd’hui doit être différente car il ne travaille pas comme celui du pionnier et qu’il n’a donc pratiquement jamais besoin d’un surplus d’énergie. Ceci est une vieille habitude de l’époque où les chevaux travaillaient fort de longues journées. Les grains étant facilement disponibles et les chevaux affamés. On peut comprendre que les chevaux sautaient sur l’occasion! Cela avait pour conséquence que les chevaux ne vivaient pas vieux.  C’est, qu’à cette époque, les humains ne se préoccupaient pas souvent de savoir pourquoi un cheval mourrait ou devait être abattu si jeune!

Le rôle de chaque propriétaire de cheval et d’écurie de nos jours est de voir à combler les besoins fondamentaux de ceux-ci. Avec les technologies et l’accès facile aux informations, il est logique d’évoluer et de faire mieux!

Notion de dentisterie

Lors d’une conférence sur la dentisterie présentée à un colloque du cheval, j’ai appris que la nourriture dure comme les grains, les granules et les « chunks » amenaient des problèmes de dents chez les chevaux. En effet, la résistance de ses aliments, force le cheval à mâcher à l’encontre de la constitution de ses mâchoires.  Cela m’a confirmé dans ma décision d’éliminer tous les grains, mais également à prendre une nouvelle habitude qui est de mouiller les suppléments, quelles que soient les instructions du fabricant.

Les ingrédients

Malgré les améliorations apportées aux nombreux produits alimentaires pour cheval, une chose est à surveiller, la liste des ingrédients. En effet, il y a dans ce milieu, comme dans tout autre, une question de marketing. Alors, vaut mieux lire les ingrédients et parfois même demander la liste au fabricant si on veut s’assurer de donner ce qui convient à notre cheval et avoir le résultat escompté sans provoquer de problème de santé. Croyez-moi, j’ai acquis mes connaissances en faisant des faux pas. J’aimerais pouvoir vous les éviter.

La diète

Depuis plusieurs années, j’utilise les services d’un nutritionniste indépendant ou travaillant pour un fournisseur de suppléments (au Québec, le ou la nutritionniste doit également avoir une accréditation d’agronome). L’alimentation étant une science plus complexe que cela n’y paraît, il est plus sage d’utiliser les services d’une personne qui a cette expertise. D’autant plus que ce service est la plupart du temps gratuit dans les centres agricoles et les meuneries sauf, parfois, pour l’analyse de foin qui, en ce cas, est autour de $25. C’est la façon la plus simple et la plus complète de déterminer la diète d’un cheval et de s’assurer que tous ses besoins nutritifs sont comblés tant par la quantité que par la qualité et la variété des aliments. Le nutritionniste peut venir voir le cheval à l’écurie en plus de prendre des échantillons de foin pour l’analyse, ou vous faites effectuer une analyse de foin et lui transmettez avec les détails sur le cheval tels que le poids, la condition de chair, l’âge, l’activité ainsi que les renseignements sur les suppléments qu’il reçoit ou qui vous intéressent.

Dans le cas où vous avez des doutes sur la santé du cheval ou que cela a été confirmé par le vétérinaire, une analyse sanguine sera de mise. L’hémogramme de façon générale et une biochimie quand on a besoin d’une analyse plus poussée.

Le foin

Un cheval peut se contenter et être en meilleur santé en ingérant du foin dit «pauvre».  Un foin trop riche n’est pas ce qu’il lui faut.  Ça peut nous sembler moins bon à nous mais beaucoup de maladie digestives sont causés par l’ingestion de foin trop riche.  Ce dont il retire du  foin est principalement les calories, l’énergie et de la fibre.  Il est plus facile et sécuritaire d’équilibrer ce qui manque au foin, en ajoutant des suppléments, des vitamines et des minéraux.

Les vitamines et minéraux

Tout comme pour l’humain, les suppléments sont nécessaires pour compléter l’alimentation.  Le foin est une plante qui pousse sur des terres moins riches qu’auparavant, particulièrement en ce qui concerne le sélénium, élément essentiel au cheval. Ceci implique que le cheval ne reçoit pas tous les éléments nutritifs à sa bonne santé s’il ne mange que du foin ou de l’herbe, même si une analyse de foin ou d’herbe a été complétée et qu’on dit du foin qu’il est «fort». Une des choses qui est flagrante est quand un cheval dévore son bloc de sel et mange de la terre ou du sable. C’est à coup sûr parce qu’il manque de vitamines et minéraux!

L’eau

Le cheval a besoin de beaucoup d’eau, propre et fraîche. Particulièrement en l’hiver où sa consommation est réduite si l’eau gèle ou qu’elle est très froide. N’oubliez pas que le foin est sec, ça prend de l’eau pour assouplir les tiges afin qu’il passe mieux. Et puis, avec de la fibre, il faut beaucoup d’eau, sinon c’est la compaction !

C’est d’ailleurs une excellente idée que d’arroser le foin pour tous les chevaux. Non seulement le foin leur sera plus souple à la mastication et plus facile à avaler, mais on enlève aussi les poussières. Car, même si le foin est de qualité et dit «sans poussière», il vient de l’extérieur, du champ, il a été séché, manipulé, transporté et entreposé dans des endroits où il y a de la poussière. Quand il est distribué dans l’écurie et que les chevaux y sont, il est certain que les poussières circulent. D’ailleurs, nous le constatons facilement sous les rayons du soleil.  Alors, quand c’est possible, c’est une bonne chose que d’arroser les balles juste avant de les servir et de faire de même avant de balayer le plancher!

Conclusion

J’espère que ces quelques renseignements vous aideront.  Si vous aimeriez une formation plus approfondie ou que vous désiriez effectuer des changements à votre centre équestre, j’offre des formations, des consultations, de l’accompagnement, des conférences et des ateliers personnalisés.

N’hésitez pas à me contacter; c’est avec plaisir que je vous enseignerez!

Lise Berthelet-Henry, instructeur et formatrice entrepreneuriale de l’Académie LBH – section équestre